1974 L’histoire de la prime de fin d’année à la ville de LYON

LA PRIME VERSEE FIN NOVEMBRE N’EST PAS UN CADEAU DE LA MAIRIE MAIS C’EST L’ACQUIS DE 44 JOURS DE GREVE
10 JOURS EN 1974 -14 JOURS EN 1976 – ET 20 JOURS EN 1978
La grève de 1974 : cette grève partie dans la foulée de la grande grève des PTT conduira au bout de 10 jours de grève des personnels de la COURLY et de la ville de LYON à l’obtention d’une prime de fin d’année de 500 francs pour tous.
La grève de 1976 : partie à l’initiative de la CGT pour la revalorisation de la prime de fin d’année conduira à des négociations au bout de 14 jours de grève et son montant sera fixé à 1 630 francs pour tous.
La grande grève de 1978 : cette grève très dure (20 jours) fut particulière tant par sa durée que par la dureté des négociations puisque, fait très rare, le maire de Lyon de l’époque demanda au premier ministre de l’époque, RAYMOND BARRE, de faire intervenir les soldats du contingent pour conduire les camions de la COURLY pour ramasser les ordures.
Ce qui fut fait le 16 novembre 1978 après 14 jours de grève. L’armée déclenche , avec l’accord du premier ministre, le plan « aspirateur » et charge une compagnie du 99ème régiment d’infanterie, basé a SATHONAY, de se substituer aux éboueurs de la COURLY pour ramasser les ordures et toujours pas de négociations …
Il va alors se passer deux choses :
1/ La grève s’étend à tous les services de la COURLY et de la ville de LYON.
2/ Le camarade CHOLLET, militant CGT de la COURLY et le camarade RAMAIN, membre de la direction nationale de la fédération CGT des services publics décident de rencontrer des représentants des comités de soldats (mouvement interdit) et ils leur expliquent comment mettre en panne les circuits d’air comprimé des camions. Ce qui fut fait. Après 3 jours d’une action totalement inef ère et donne l’ordre d’arrêter le ramassage des ordures.
On a gagné !
Le lendemain les négociations s’engagent.
La prime de fin d’année est portée à 2 300 francs et rattachée à un indice ce qui fait qu’ elle évoluera chaque fois que l’indice augmentera – Reclassement de tous les éboueurs y compris au niveau national – pour les égoutiers application de la grille des égoutiers parisiens, prime d’insalubrité portée à 160 francs par mois, mise en place d’un groupe de travail pour discuter de la diminution du temps de travail.
Mais il y eut des sanctions. Toute une compagnie du 99ème RI fut mutée pour raison disciplinaire.
CHOLLET et RAMAIN furent placés sur écoute par les RG et plusieurs années plus tard quand le pape est venu à LYON je fut assigné à résidence ……
CH. RAMAIN Président d’honneur de l’institut CGT d’histoire sociale du Rhône

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