L’HISTOIRE DES MAIRES DE LYON

De 1789 à 1799, les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour 2 ans et rééligibles par les citoyens actifs de la commune, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt au moins équivalent à dix journées de travail.
D’avril à décembre 1790 : Fleuri Zacharie Simon PALERME de SAVY, avocat général, monarchiste.
De décembre 1790 à décembre 1792, Louis VITET, médecin, girondin.
De décembre 1792 à avril 1793, Antoine NIVIERE-CHOL, médecin, girondin.
En avril 1793, Jean-Emmanuel GILIBERT, médecin et botaniste, girondin, est élu maire mais ne siégera pas car emprisonné.
Avril et mai 1793 puis d’octobre 1793 à août 1794, Antoine-Marie BERTRAND, capitaine puis adjoint-général de la Garde Nationale, montagnard.
De juin à octobre 1793, Jean-Jacques COINDRE, maître-chirurgien, girondin, président de la municipalité provisoire.
D’août 1794 à avril 1796, Alphonse Laurent Antoine SALOMON, abbé, thermidorien.
D’avril 1796 à septembre 1805, la ville est partagée en 3 divisions, dont les maires, d’avril 1796 à novembre 1799, sont :
Division Nord : Jean-François BOSSU
Division Sud : Pierre MAUTEVILLE
Division Ouest : BERTHELET.
De 1799 à 1814, les maires sont nommés par le Préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants, par le Premier Consul pour les autres, ainsi que pendant la période des Cent Jours.
De novembre 1799 à septembre 1805, les maires sont :
Division Nord : Jean Marie PARENT
Division Sud : André-Paul SAINT-ROUSSET, plus tard baron de Vauxonne
Division Ouest : André Bernard de CHARPIEUX.
En septembre 1805, c’est le retour à la mairie unique.
De septembre 1805 à août 1812, Nicolas-Marie-Jean-Claude FAY de SATHONAY, avocat, bonapartiste.
D’août 1812 à mai 1813, intérim de André-Paul SAINT-ROUSSET, bonapartiste.
De mai 1813 à décembre 1814, André-Suzanne d’ALBON, militaire, bonapartiste.
Avec la Restauration en 1814, les maires sont nommés par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le Préfet pour les plus petites.
De décembre 1814 à avril 1815, Jean-Joseph MEALLET de FARGUES, administrateur des hôpitaux, monarchiste.
De mai 1815 à juillet 1815, Antoine-Gabriel JARS (période des Cents Jours), négociant à Lyon, libéral.
De juillet 1815 à avril 1818, Jean-Joseph MEALLET de FARGUES,
administrateur des hôpitaux, monarchiste.

D’avril 1818 à décembre 1825, Pierre-Thomas RAMBAUD, avocat, monarchiste.
De janvier 1826 à décembre 1829, Jean de LACROIX-LAVAL, négociant, monarchiste ultra.
De janvier 1830 à mai 1935, Victor PRUNELLE, médecin, libéral puis monarchiste.
De mai 1835 à octobre 1840, Christophe MARTIN, avocat, monarchiste.
De octobre 1840 à décembre 1847, Jean-François TERME, médecin, libéral.
Pendant la Seconde République, de 1848 à 1851, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants. Les maires des chefs-lieux d’arrondissement, de département et les villes de 10 000 habitants et plus, continuent d’être nommés par le Préfet.
De février 1848 à août 1848, Démophile LAFOREST, notaire, libéral.
D’août 1848 à mars 1852, Édouard REVEIL, assureur, bonapartiste.
De 1851 à 1870, période du Second Empire, les maires sont nommés par le Préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants. Mais en mars 1852 est publié le décret de création de l’agglomération lyonnaise, avec transfert des fonctions de maire des villes de Lyon, de la Guillotière, de la Croix-Rousse et de Vaise (ces trois dernières étant rattachées à la ville de Lyon) au Préfet du Rhône. Le Préfet assume donc, dans les faits, la fonction de maire de la ville (bien que le titre ait été supprimé).
Le décret met en place une commission municipale, dont les 30 membres sont nommés par le Président de la République, et qui remplit les fonctions du conseil municipal. Seul le Préfet a le pouvoir de convoquer la commission.
La ville est divisée en cinq arrondissements (puis six à partir de 1867) ayant chacun un maire, désigné par le pouvoir central.
Au début de la IIIe République les maires sont élus par le conseil municipal. Mais dès 1873, pour les chefs-lieux (du département au canton) et pour les villes de plus de 20 000 habitants, le maire reste nommé par le Préfet.
De septembre 1870 à mars 1872, Jean-Louis HENON, médecin botaniste, républicain modéré.
De mars 1872 à avril 1873, Désiré BARODET, instituteur, républicain modéré.
D’avril 1873 à avril 1881, la mairie centrale de Lyon est supprimée.
C’est le 5 avril 1884 qu’une loi sur l’organisation municipale, qui inspire encore de manière substantielle la législation actuelle, est promulguée ; elle établit le principe de l’élection du maire et des adjoints par le conseil municipal, quelle que soit l’importance de la commune(sauf pour Paris). Elle fixe le mandat à quatre ans.
D’avril 1881 à mai 1901, Antoine GAILLETON, médecin, républicain modéré.
De mai 1901 à octobre 1905, Jean-Victor AUGAGNEUR, médecin, républicain modéré.
De novembre 1905 à septembre 1940, Édouard HERRIOT, professeur agrégé, radical.
Sous le régime de Vichy, de 1940 à 1944, les maires des communes de plus de 10 000 habitants sont nommés par le gouvernement, ceux des communes de 2 000 à 10 000 habitants, par le Préfet.
De septembre 1940 à juin 1941, Georges COHENDY, juriste.
De juin 1941 à décembre 1942, Georges VILLIERS, entrepreneur.
De janvier 1943 à février 1944, Pierre-Louis-André BERTRAND, fabricant de soieries.
De septembre 1944 à mai 1945, Justin GODART, avocat, radical.
De mai 1945 à mars 1957, Édouard HERRIOT, professeur agrégé, radical.
D’avril 1957 à novembre 1976, Louis PRADEL, expert assurances automobiles, divers droite.
De décembre 1976 à mars 1989, Francisque COLLOMB, entrepreneur, divers droite.
De mars 1989 à juin 1995, Michel NOIR, consultant marketing et relations humaines, RPR.
De juin 1995 à mars 2001, Raymond BARRE, économiste, divers droite.
De mars 2001 à juillet 2017, Gérard COLLOMB, professeur agrégé, socialiste.
De juillet 2017 à novembre 2018, Georges KEPENEKIAN, chirurgien, République en Marche.
De novembre 20018 à juin 2020, Gérard COLLOMB, professeur agrégé, République en Marche.
Depuis juin 2020, Grégory DOUCET, travailleur humanitaire, écologiste.

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