8 MARS 2020 les agents de la ville étaient en grève !

Le 8 mars 2020, les agentes et les agents de la ville de Lyon étaient en grève.

Pour la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, notre syndicat a déposé un préavis de grève pour les 7 et 8 mars afin de permettre à toutes et à tous de participer aux rassemblements et manifestations organisés sur Lyon avec les associations féministes.

La situation sanitaire liée au COVID entraîne des difficultés pour le personnel de la ville de Lyon, en particulier féminin, qui travaille trop, dans des conditions difficiles. Nous demandons d’assurer les renforts nécessaires pour que celles qui sont « en première ligne » depuis des mois puissent avoir un peu de répit.

Pour les retraites, le projet de loi en cours dont la discussion devrait reprendre au Parlement prévoit un mode de calcul, sur l’ensemble de la carrière, qui sera défavorable aux carrières interrompues, aux temps partiels, qui concernent principalement … les femmes. De plus des compensations accordées aujourd’hui, vont être moins favorables, ce qui va entraîner automatiquement une baisse des pensions.

Nous demandons à Monsieur le Maire et aux élus de défendre avec nous un système de retraite solidaire qui permette à toutes et à tous de vivre dignement. Nous demandons l’abandon du projet de retraite par points, qui par son mode de calcul, pénalisera plus encore les femmes.

L’égalité salariale n’est pas mise en œuvre à la ville de Lyon. Il existe encore une différence importante dans les régimes indemnitaires à la défaveur des filières féminisées. La ville a tous les moyens pour faire cesser cette discrimination. Nous demandons la hausse immédiate des régimes indemnitaires des filières féminisées.

La pénibilité des métiers majoritairement féminins est peu reconnue et pas compensée. Nous demandons la baisse du temps de travail, la hausse des rémunérations et un départ à la retraite anticipé.

La précarité touche principalement les femmes. A la ville de Lyon, nous demandons l’arrêt des vacations, des contrats courts (6 mois minimum), la délivrance automatique des attestations électroniques de fin de contrat, nécessaires pour percevoir des indemnités chômage.

Nous demandons le remplacement de tous les congés de maternité et une période de chevauchement de 15 jours, en début et en fin de période, pour une bonne transmission des dossiers et consignes.

Nous avons été nombreuses et nombreux en grève et dans la rue les 7 et 8 mars pour soutenir nos revendications !

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