Boycott du CHSCT de la Ville de LYON au détriment de la santé des agents 

Ce Mardi 5 Mai ce tenait un CHSCT ; celui ci devait traiter des « MESURES TRANSVERSALES DE CADRAGE POUR LA REPRISE PROGRESSIVE DE L’ACTIVITE EN ASSURANT LES MEILLEURES CONDITIONS DE PROTECTION DES AGENTS » en langage administratif cela signifie : retour des agents dans leurs service et fin du confinement.

Or ce CHST que nous attendions n’a pas pu se tenir du fait du boycott de plusieurs organisations syndicales, pour des raisons plutôt floues portant plus sur la forme que sur le fond. Il s’agit du non respect du règlement intérieur du CHSCT pour ce qui concerne le délais de transmission du dossier.

Rappelons que ce règlement intérieur ne nous a pas été soumis, comme celui du CT d’ailleurs, puisque presque toutes les organisations syndicales boycottaient les instances à l’époque. Début 2019 le motif du boycott ne concernait pas les questions de forme mais un profond malaise dû à la rupture du dialogue social sur des sujets comme le RIFSEEP et les ratios d’accès au troisième grade de la catégorie C.

Nous remarquons que c’est la même organisation syndicale qui à l’époque avait rompu le boycott et aujourd’hui l’organise sous des prétextes futiles.

Devant l’urgence de la situation et les enjeux concernant la sécurité des agents nous nous devions de siéger en CHSCT afin de discuter, de proposer et de faire connaître les moyens mis en œuvre, pour assurer une reprise des agents dans les conditions de sécurité acceptables, comme le demande le courrier que la CGT a adressé a l’administration https://www.cgtvilledelyon.fr/question-des-elus-chsct-cgt-de-la-ville-de-lyon/ 

Le CHSCT n’ayant pu siéger c’est malheureusement après la reprise du travail qu’il rendra un avis, se transformant ainsi en chambre d’enregistrement.

L’incapacité du pouvoir politique et de l’administration de la Ville de Lyon à pratiquer le dialogue social n’est pas pour nous une découverte et le monde d’après ressemble étrangement au monde d’avant (la crise sanitaire).

La priorité du moment n’est pas le respect des élus du siégeant dans les instances mais l’expression de demandes pertinentes et l’exercice d’une vigilance rigoureuse, par les élus en CHSCT, dans l’intérêt des agents.

Pour ce faire il est essentiel d’organiser le rapport de force.

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