C’était … il y a quelques mois de cela … Dans les crèches de la ville de LYON

C’était … il y a quelques mois de cela …

Le lundi 16 mars à 12 heures, nous rentrions chez nous, en quittant précipitamment la crèche sans bien comprendre ce qui se passait.

Nous savions juste que nous devions rester disponibles pour l’accueil des enfants de soignants et qu’on nous appellerait si besoin.

Le mercredi 18 mars les structures ont commencé à accueillir avec du personnel volontaire. Trois établissements, 10 enfants avec 6/7 agents.

Tout le monde travaillait, environ une semaine et était mis en ASA pendant 15 jours.

Les ouvertures ont continué. La demande était là. Nous étions dans l’urgence et nous y répondions.

Le service de l’enfance avait pourvu les structures du matériel nécessaire à la protection des agents. De manière naturelle, le 11 mai,

Nadia a retrouvé ses fonctions dans sa crèche. Nadia est aussi une représentante syndicale et dans ce cadre elle rencontre les agents(es) dans leur structure. Cette liberté syndicale n’existait plus à cause du covid 19

Malgré tout elle a continué à informer les agents en leur téléphonant et en répondant à leurs questions.

Elle rencontrait, elle aussi , quelques difficultés liées à la charge du ménage. C’était très lourd et contraignant .

La force des équipes, c’est d’être réactives aux situations.

Ne pouvant pas laisser la charge de l’entretien des locaux aux seules agents d’entretien, il était décidé que ce serait fait en fonction de l’horaire des agents.

Comme il y avait un tour de rôle dans les horaires du soir et du matin, on avait trouvé un début de solution. La charge de travail était toujours là mais mieux répartie.

L’état d’urgence a permis de relancer l’esprit d’équipe, la motivation et le plaisir d’être ensemble, de remettre du sens à notre travail. Notre spontanéité, notre créativité étaient comme un cours d’eau asséché, ne demandant qu’une bonne pluie pour jaillir de nouveau.

Depuis bien longtemps, il y avait une cassure entre ce qu’attendait le service de l’enfance (remplir) et ce que voulait les agents. Par exemple être en nombre, travailler sans «ce mauvais» stress et pouvoir remplir nos missions, avoir le recule nécessaire pour travailler en s’appuyant sur les neurosciences et des formations comme l’estime de soi, parler bambin …

Le sentiment que nos préoccupations n’étaient pas partagées avait disparu le temps du confinement. Bref, pour la première fois depuis longtemps nous nous sommes sentis protégés par notre RH et entendus. Sentiment que nous avions oublié mais qui nous a fait du bien.

Ce que j’aimerais pour demain, c’est que le déconfinement ne nous ramène pas sur le chemin où le mot «congruence» n’existerait pas. Section des crèches

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