Édito tribune de septembre 2020

Il y a 75 ans, l’ordonnance du 4 octobre 1945 posait les fondements de la Sécurité Sociale : protéger « les travailleurs et leur famille » contre les aléas de la vie ,« désormais nous mettrons fin à l’insécurité du lendemain, nous mettrons l’homme à l’abri du besoin, nous ferons de la retraite non plus l’antichambre de la mort, mais une étape de la vie et nous ferons de la vie autre chose qu’une charge et un calvaire » (intervention d’Ambroise Croizat à l’Assemblée nationale en 1945).
Depuis 1946, le patronat et ses représentants n’ont eu de cesse de remettre en cause cette conquête sociale, cette innovation progressiste et militante sans précédent qui reste le pilier du système français. Dans cette période de crise sanitaire, économique et sociale majeure, une fois encore la Sécurité Sociale prouve son rôle capital d’amortisseur social en protégeant l’ensemble de la population.
C’est grâce à elle que des indemnités journalières ont été payées aux salariés en arrêt maladie, mais aussi en garde d’enfants, que les pensions de retraite ont été versées intégralement et sans baisse, que les allocations familiales, les aides concernant les adultes handicapés, le logement, ont été maintenues. C’est également grâce à la Sécurité Sociale que tout le monde a pu se soigner sans l’angoisse de la facture d’hospitalisation , contrairement à d’autres pays.
Dans ce contexte particulier et alors que le projet de financement de la Sécurité Sociale est en préparation, il y a urgence à défendre ce bien commun et à mener la bataille portée par la CGT pour la reconquête d’une Sécurité Sociale intégrale. Nous sommes toutes et tous concernés.

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