La rencontre entre la CGT de la ville de LYON et Grégory DOUCET, maire de Lyon.

Le 15 septembre 2020 la CGT et l’UGICT-CGT ainsi que le SAMPL-CGT rencontraient le maire de Lyon nouvellement élu, Grégory DOUCET.
Au lendemain des élections nous avons sollicité un rendez-vous afin de présenter nos syndicats, de questionner le maire sur les orientations de sa politique en matière de ressources humaines et de connaître sa vision du service public.
Après un tour de table qui a permis une présentation des participants, de leurs responsabilités professionnelles et syndicales, de leurs mandats, nous avons souhaité que le maire et son adjoint chargé des ressources humaines nous présentent rapidement leur conception de la gestion des ressources humaines et du service public.
Le maire l’a fait brièvement en affirmant son attachement au service public et au sens qu’il donne à l’intitulé de la délégation de Laurent BOSETTI, également adjoint aux ressources humaines, donc notre interlocuteur au sein de l’exécutif.

L’exposé de nos revendications :
Nous demandons que les services publics municipaux soient développés et que les compétences techniques des agents soient maintenues à un haut niveau (les externalisations aboutissent à une perte de compétences).
Nous faisons le constat que certaines externalisations s’avèrent désastreuses (la maintenance des équipements informatiques en est un exemple flagrant) et il est très difficile ensuite de retrouver les performances antérieures car de nombreuses évolutions technologiques nous ont échappés durant la période d’externalisation.
L’audit de la DGTB est cité car nous nous interrogeons sur les véritables intentions de la direction générale en matière d’externalisation de certaines missions techniques de cette direction.
Nous demandons au maire de conserver le rôle des CAP, malgré les dispositions prévues par la loi de transformation de la fonction publique, de prendre en compte les avis de ces CAP tout en élaborant des critères de classement dans les tableaux d’avancement et les listes d’aptitude et en veillant à ne pas sortir de ces critères.
Nous dénonçons les sous-effectifs et les absences non remplacées dont souffrent certaines directions, en particulier celles qui ont pour mission d’accueillir du public (éducation, CCAS, enfance …). Nous soulignons que ce sont majoritairement des métiers pénibles et féminisés qui sont concernés. Nous demandons des renforts en postes, des moyens budgétaires adaptés et le remplacement systématique des absences.
Même si l’administration nous indique que les non-remplacements actuels ne relèvent pas de restrictions budgétaires mais de difficultés de recrutement, en particulier dans les écoles durant la crise sanitaire actuelle, nous réclamons des efforts supplémentaires et de l’anticipation.
Nous demandons que le recours aux vacataires soit réduit au strict minimum ainsi que la déprécarisation des contractuels (titularisation ou passage en CDI dès que l’ancienneté de six ans est atteinte). Nous citons comme exemple la situation des directeurs d’accueil et de loisirs).
Nous ajoutons que les contractuels doivent pouvoir bénéficier d’une grille permettant, tant qu’ils ne sont pas pérennisés, d’une progression de leur carrière.
Nous attirons l’attention du maire sur la malhonnêteté des pratiques de la ville de Lyon en matière d’indemnisation du chômage, en particulier à cause de la difficulté pour les « précaires » d’obtenir une attestation d’emploi nécessaire à sa prise en charge par Pôle-Emploi. Nous indiquons que la ville serait bien inspirée d’adhérer à l’UNEDIC.
Nous demandons une politique sociale accrue en faveur des agents : favoriser les adhésions à la mutuelle, y compris à la prévoyance , aider les agents à accéder à des logements à loyers modérés sur Lyon en prenant en compte les situations d’urgence.
Nous demandons une meilleure prise en charge de l’usure professionnelle de certains métiers pénibles, déjà identifiés comme tels, mais qui ne bénéficient pas de l’anticipation et des moyens nécessaires à la réalisation des reclassements.
Nous demandons plus d’équité et de cohérence dans la mise en œuvre des sanctions disciplinaires avec une vraie référence de la DGRH et des délais acceptables (actuellement plus d’un an entre les faits reprochés et l’entretien disciplinaire).
Nous dénonçons une gouvernance de la ville trop centralisée et le système de « cours » institué par l’équipe précédente avec un pouvoir exclusif des DGA, de leurs RRH et secrétaires généraux au détriment des directions qui ont perdu leur autonomie.
Nous demandons que les décisions se prennent au plus près de « ceux qui font », avec la connaissance des réalités du terrain.
Nous attirons l’attention du maire sur les difficultés du CCAS dans la gestion au quotidien de ses EPHAD et résidences autonomie qui ont bénéficié de la solidarité des directions de la ville durant le confinement et dont les agents ont maintenant un sentiment d’abandon.
L’aide à ces établissements doit impérativement être poursuivie.
En conclusion : nous avons pu exprimer les difficultés et les attentes des personnels de la ville. Nous les avons relayées et nous avons formulé nos revendications.
Nous avons bénéficié de l’écoute attentive du nouveau maire mais il a été très prudent et nous attendons des actes et des décisions en faveur des agents et du service public.
Nous serons particulièrement vigilants quant à la loyauté d’une direction générale très peu renouvelée et à son poids dans les orientations et les décisions.

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