L’année 1936 : une année de progrès social

L’unité syndicale avec la réunification de la CGT « confédérée » et la CGT « unitaire » le 5 mars 1936 au congrès de Toulouse a sans aucun doute créé une dynamique facilitant les mobilisations ouvrières. Dans le Rhône, c’est le 5 avril 1936 qu’a eu lieu le congrès de fusion.

Le 26 avril 1936 c’est le 1er tour des élections législatives qui se traduit par de très bons scores pour les candidats de gauche issus de trois partis : Parti Communiste Français (PCF), Parti Radical-Socialiste, Section Française de l’Internationale Ouvrière (SFIO).

Le 3 mai 1936, lors du second tour, le Front Républicain (PCF, SFIO, Radicaux) permet le désistement des candidats de gauche au profit de celui qui est arrivé en tête au 1er tour. C’est une majorité de gauche qui est élue à l’Assemblée nationale permettant à Léon Blum (SFIO) d’être Président du Conseil.

A l’époque, le Président de la République n’a qu’un rôle « d’autorité morale », le gouvernement a un rôle politique essentiel sous le contrôle de l’Assemblée nationale.

Un gouvernement du Front Populaire est installé le 4 juin 1936.

En mai 1936, de nombreuses grèves avec occupation des usines éclatent en France. Dans le Rhône, on note la grève, le 7 mai, des terrassiers travaillant à la construction du boulevard de ceinture et celle, le 14 mai, des ouvrières et ouvriers du textile de l’entreprise TASE à Vaulx en Velin.

Le mouvement de grève en 1936 est complexe. Dans la deuxième quinzaine de mai, il y a d’abord extension du mouvement de grève puis un reflux. C’est à partir du 2 juin que le mouvement s’amplifie et que le pays est pratiquement paralysé.

Des négociations se déroulent entre la CGT et le patronat le 7 juin à Matignon et un accord est signé dans la nuit du 7 au 8 juin. Il concerne :

  • L’augmentation des salaires de 7 à 15 %,
  • La mise en place de contrats collectifs de travail,
  • L’institution de délégués ouvriers dans les établissements de plus de dix salariés.

Cet accord sera complété par la loi :

  • La mise en place de conventions collectives dans toutes les branches d’activité,
  • La semaine de travail de 40 heures,
  • Deux semaines de congés payés.

Le progrès social enregistré en 1936 est le résultat des grandes grèves avec occupation des usines et de lois votées par une majorité de gauche à l’Assemblée nationale.

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