L’histoire du 8 mars

C’est à Copenhague, en 1910, lors de la deuxième Conférence internationale des Femmes Socialistes regroupant 100 déléguées venues de 17 pays, que Clara Zetkin propose d’adopter une résolution pour organiser tous les ans une Journée Internationale consacrée à la lutte des femmes. Cette journée devait compter avec le soutien des organisations politiques et syndicales de chaque pays.

La décision s’applique dès 1911. Des manifestations impressionnantes ont lieu en Allemagne, en Suisse, en Autriche, au Danemark et aux Etats-Unis.  En 1912, la journée sera célébrée en France, au Pays Bas et en Russie.

Les femmes ouvrières manifestent par millions pour porter au grand jour leurs exigences et réclamer leurs droits :

·      droit à la journée de 8 heures,
·      droit de vote,
·      droit d’adhérer à un syndicat,
·      droit à la protection de la maternité,
·      droit à la suppression du travail du samedi, …

Du côté institutionnel, depuis 1975, l’O.N.U. célèbre le 8 Mars journée de la femme dans le monde.

En France, en 1981, la Gauche parvenue au pouvoir instaure un Ministère des Droits des Femmes.

Pour la CGT, c’est au congrès de Lyon, en 1919, qu’est posée pour la première fois la question de l’organisation syndicale des femmes. Le rapport au congrès, présenté par l’institutrice Marie Guillot, fut adopté et publié par le journal de la CGT « La voix du peuple ». Il sera en partie mis en œuvre par la CGTU en 1922, notamment avec la création d’un secrétariat féminin et d’une commission féminine. Pour la CGT, il faudra attendre 1945…

Aujourd’hui en France, ce qui caractérise la situation des femmes c’est l’égalité formelle et non réelle et la féminisation de la pauvreté.

A cela, plusieurs raisons : les écarts de salaires persistants, les bas salaires touchent particulièrement les femmes, les emplois à temps partiel où les femmes sont majoritairement concernées, le taux de chômage des femmes est supérieur à celui des hommes, et cela à tous les âges, les retraites perçues par les femmes témoignent de leurs inégalités antérieures.

Ces effets se cumulent et contribuent à une plus grande précarité des femmes dans le monde du travail avec les répercussions négatives qu’elles entraînent.

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