Télétravail et vie de famille à la ville de LYON

Théoriquement je suis en situation  d’Autorisation Spéciale d’Absence (ASA) pour garde d’enfants de moins de 16 ans. Dans les faits, avec deux enfants en bas âge, je télétravaille : avant que les enfants se lèvent, pendant la sieste, quand mon mari est de repos et tard le soir … Soit un temps de travail effectif de 6 heures environ, pour une journée qui s’étire de 8H à 24h. C’est long, très long et surtout fatigant. Je n’ai pas un moment pour moi. Comme responsable de pôle à la ville de Lyon, j’ai été dotée d’un ordinateur de télétravail une semaine après le début du confinement. ASA ou télétravail, c’est la même chose sur la fiche de paye, mais là je fais les deux ! Ma journée est hachée par de nombreuses interruptions. J’ai du mal à me concentrer, je dois noter dans un cahier les tâches en cours ou à faire pour perdre le moins de temps possible et ne rien oublier. J’assure la gestion de la messagerie du service, le suivi des agents, des dossiers, le rapport à la hiérarchie. Les conférences téléphoniques sont épuisantes. Je dois me concentrer sur la réunion tout en gardant un œil sur les enfants.

Famille et amies

Moi qui ai besoin de calme pour travailler, je suis sollicitée en permanence ! A la maison la charge est plus lourde qu’habituellement. Nous mangeons, prenons tous les repas à la maison (ah, qu’il est loin le temps du repas au resto avec les copines pendant la pause méridienne …). J’ai l’impression de sacrifier mes enfants et mon travail. En maternelle il n’y a pas de repères pédagogiques avant la grande section, c’est difficile d’occuper les enfants. Heureusement nous bénéficions d’un jardin en pied d’immeuble. J’en profite pour courir avec les enfants et me changer les idées. Eux sont ravis d’avoir maman avec eux toute la journée. Les chefs, eux, sont à fond dans le travail.

La noyade ?

Nous sommes sollicités pour faire des rapports, préparer l’après confinement, dématérialiser plus de tâches, écrire des procédures … Certains nous considèrent comme des « tire-au- flanc » qu’il faut surveiller. Ils devraient au contraire prendre conscience du dévouement et de l’engagement des agents du service public, qui répondent présents et se décarcassent pour le service public …

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