Une histoire de santé

Au 19è siècle, tout accident, maladie, perte d’emploi se transforme en catastrophe pour la plus grande partie des personnes concernées.

Les soins de santé sont dispensés depuis très longtemps d’une part par les médecins et d’autre part dans les établissements hospitaliers.

Les débats de la première moitié du 20è siècle permettent de passer de notion de charité aléatoire à celle de solidarité organisée. Cela deviendra réalité avec la création de création de la sécurité sociale en 1945 a permis, par le remboursement des frais de santé, à toutes et tous de se soigner.

C’est la transformation du rôle des médecins, les « réformes » de l’hôpital et de la sécurité sociale qui, petit à petit, ne permettent pas à toutes et tous d’être soigné selon leurs besoins et non selon les moyens dont ils disposent.

En 1893, c’est la première loi qui permet aux plus démunis de soigner avec la loi sur l’assistance médicale gratuite aux personnes sans ressources.

Avant 1945, les médecins fixaient librement leurs honoraires.

De 1945 à 1960, le régime des assurances sociale introduit la notion de tarifs négociés entre l’assurance maladie et le corps médical.

En 1960 est créé le conventionnement. Le médecin conventionné s’engage à respecter le plafond des tarifs médicaux.

En 1980, avec la création du secteur 2 qui permettent aux médecins de fixer librement leurs honoraires, c’est le début de la remise en cause du conventionnement.

Au cours des années 1980 et 2000, avec cette remise en cause et la mise en place des franchises médicales, les dépenses de santé sont de plus en plus supportées par les mutuelles de santé, les assurances privées de santé et les patients.

Les inégalités d’accès aux soins se sont intensifiées au cours de cette période. Les différentes réformes hospitalières y participent en faisant des hôpitaux des « entreprises » dont ils doivent adopter les critères de rentabilité.

Quelques dates :

1983 : création du forfait hospitalier et instauration d’un « partenariat public-privé »

2004 : création de la franchise médicale de 1 euro par acte, 50 centimes d’euros par boite de médicament, l’augmentation du forfait hospitalier

2004 : changement du mode de financement des hôpitaux avec la tarification à l’acte et « l’égalité » entre secteur public et privé… cela permet en fait au secteur privé de choisir d’effectuer les actes rentables alors que le secteur public doit faire face à toutes les pathologies, en particulier les pathologies lourdes moins « rentables » …

Ce texte ne fait référence qu’à quelques dates et éléments de remise en cause de notre système de santé. A notre époque, les connaissances médicales doublent en volume tous les 7 ans permettant une espérance de vie en bonne santé plus longue.

La CGT revendique une augmentation des recettes pour la sécurité sociale et la santé, la fin de la privatisation de la santé et une sécurité sociale permettant que chacun la finance selon ses moyens et soit soigné selon ses besoins. L’argent existe… une petite part des dividendes versés aux actionnaires, par exemple, y suffirait…

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